En un mot comme en cent, l’Ecole Sainte-Rosalie se développe bien : pour l’année scolaire 2023-24, elle compte 189 élèves et une équipe composée de six enseignants, d’une directrice, de deux cantinières et d’un gardien. Elle a également intégré en son sein 28 enfants dont les familles ont fui les exactions des groupes terroristes opérant aux frontières nord et est du Burkina Faso.
Le goût de la lecture
Quand ils arrivent à l’Ecole Sainte-Rosalie, les enfants parlent principalement le mooré. Or dans le contexte multilingue du Burkina Faso, c’est le français qui a été choisi comme langue officielle. Un des outils pour les aider à s’immerger dans cette langue est la bibliothèque où sont rassemblés les albums, les bandes dessinées et les livres, la plupart acheminés depuis la Belgique, Ce lieu est magique car dans les familles, le livre est un objet rare, voire inexistant et les parents n’ont, pour la majorité, pas eu accès à l’école.

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La cantine comme outil pédagogique
Dans un pays où la majeure partie de la population vit sous le seuil de pauvreté, la question de l’alimentation est prioritaire. De nombreuses études ont montré l’impact positif de la cantine sur l’augmentation des inscriptions à l’école et la fréquentation assidue des cours. Lorsque les élèves mangent à leur faim à la cantine, ils sont de fait plus présents en classe, un moyen de lutter à la fois contre l’absentéisme scolaire et la malnutrition.
A l’Ecole Sainte-Rosalie, tous les élèves bénéficient d’un repas à midi. L’alimentation de base est composée d’un féculent (en général du riz) et de légumes de saison (haricots secs, aubergines, oignons, choux, épices). Parfois, quand les finances le permettent, l’école achète des pâtes et du poisson frais.